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  • Posted by: FELINE

Miranda ou un amour de foot

Miranda se leva à l’aube, prit ses affaires qu’elle avait soigneusement gardées près d’elle et quitta la pièce à pas feutrés. Elle ne voulait pas risquer qu’on la voit quitter la chambre de Rodrigue. Que diraient les gens si cela se savait ? Tout doucement, elle rejoignit sa chambre. Prit une douche et se mit au travail. Miranda était une lève tôt et une couche-tard. Elle a dû se programmer ainsi à cause de son travail, qu’elle disait pour rigoler, « n’a pas de limites. ». C’était bien résumé car, Miranda était une journaliste sportive qui avait su tirer son épingle du jeu grâce à son dynamisme et à sa rigueur. Miranda, il faut le dire était une femme de caractère qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, ses collègues hommes l’avaient appris à leurs dépens. Parce que Miranda était l’une des meilleurs dans sa rédaction, elle était coptée pour les grandes compétitions telles la coupe du monde ou la Coupe d’Afrique des Nations comme cela était le cas aujourd’hui.

Cela faisait plus d’une semaine que la jeune dame couvrait cette compétition de grande envergure. Des stars, elle en avait vu au point où elle ne savait plus qui interroger. Mais, elle gardait toujours son professionnalisme. Après un match serré entre son équipe et une autre qui s’est soldée par la victoire in extrémiste de son pays, Miranda devait à tout prix interroger le buteur du jour qui n’était autre que Rodrigue, pour une interview exclusive. Sur le coup, elle put lui arracher quelques mots. Mais cela n’était pas suffisant pour son travail. Ce que Miranda ignorait, c’est que lorsqu’elle faisait ses nombreuses allées et venues pour obtenir des entretiens avec l’équipe, son franc parler avait été apprécié par Rodrigue qui l’avait tout de suite remarqué. Il faut dire qu’elle lui avait tapé dans l’œil mais il craignait un peu de l’approcher au risque de se prendre un râteau.

Les jours étaient passés et enfin, l’occasion se présenta. L’interview était le seul moyen qu’il avait de l’approcher sans éveiller les soupçons. Il faut aussi reconnaitre que la beauté de Miranda était enivrante. Pour une sportive, elle était divinement belle, d’un soupçon de naturel impressionnant et d’une taille imposante. Elle ne pouvait passer inaperçue. L’heure était fixée, 19h à son hôtel. Ponctuelle, Miranda se présenta à 19h pile poil. Après un court entretien de deux minutes, on vient chercher Rodrigue, qui s’excusa et reporta l’interview au lendemain.

Le lendemain, l’entretien fut un peu plus long mais interrompu comme la veille. Pour lui, c’était un signe, pour elle, c’était un travail inachevé. De ces courts entretiens naquit une petite complicité entre les deux. Des petites blagues et petites taquineries les faisaient rigoler. Des œillades et des sourires complices par ci par là, rien de bien méchant. Loin de l’image qu’elle s’était construite de lui, Miranda avait vu une personne sage et censée…

Un soir, pendant qu’elle échangeait sur Internet avec sa famille, on lui porta un message qu’elle ignora. Le mot disait :

    • Pouvez-vous passer à mon hôtel ?

Elle plia le bout de papier, le mit à la poubelle et continua sa conversation.

    • Pour qui se prend-il ? Demain, j’aurai deux mots à lui dire.

Le lendemain après son travail, elle attendit Rodrigue dans le hall de leur hôtel. Dès qu’il l’aperçu, il afficha un large sourire tandis que Miranda renfrogna encore plus le visage.

  • Bonjour Miranda

Rodrigue ne finit pas sa phrase que la jeune dame lui passa un savon comme quoi, elle n’était pas l’une de ses filles qu’il avait l’habitude de détourner lors de ses tournées. Étonné, Rodrigue ne dit pas un mot la regardant partir.

  • Qui était cette femme qui l’intriguait autant ? Il regagna sa chambre, l’air dépité.

Ce que Miranda ne savait pas, c’est qu’elle aurait à travailler de nouveau avec lui, plus tôt qu’elle ne s’y attendait. Son collègue qui devait la suppléer le lendemain, ne se sentait pas bien, il fallait qu’elle assure la permanence. De façon professionnelle, elle assuma sa tâche, Rodrigue avait également décidé de prendre ses distances, même s’il se cachait pour l’observer dans son travail.

A quelques jours de son départ, Miranda devait recueillir les dernières informations concernant chaque joueur. Le tour de Rodrigues arriva, elle avait décidé de le faire passer en dernière position. Il était autour de 20h lorsqu’elle sonna chez Rodrigues, comme il la savait ponctuelle, il choisit ce moment précis pour aller prendre sa douche. Elle attendit, près de 45 minutes, l’heure avançait, Miranda ne pouvait pas se plaindre car, elle devait attendre et elle savait que Rodrigues se vengeait de son écart de la dernière fois. Il vint s’asseoir sur le bord du lit le torse mouillé, une serviette à la taille.

    • Que puis-je pour vous ?
    • Est-ce dans cette tenue que vous entendez réaliser cet entretien ? lui demanda Miranda
    • Cela vous dérange-t-il ? rétorqua Rodrigue.
    • Non, en aucune façon.
    • Très bien, nous pouvons donc commencer.

Pendant l’échange, Miranda ne pouvait s’empêcher de jeter quelques coups d’œil au torse galbé de Rodrigue qu’elle trouvait subitement si attirant. Il arrivait qu’elle se trompe dans ses propos. Rodrigues souriait intérieurement. Il se leva et vint s’asseoir près d’elle. Il comptait cette fois tenter le tout pour le tout et l’atmosphère s’y prêtait. D’un coup de doigté précis, Rodrigue, arracha l’élastique qu’elle avait utilisé pour nouer sa chevelure en queue de cheval.

  • Voilà, vous êtes encore plus belle ainsi. Lui dit-il.

Miranda baissa le visage, elle manqua de rougir. Ses mains devinrent moites, le souffle court. Il fallait qu’elle sorte de là. Lorsqu’elle se leva et voulut quitter précipitamment la pièce. Il l’attrapa d’une main ferme et la fit tournoyer et la posa sur ses jambes.

    • Où allez-vous belle Dame ?

Miranda essaya de se dégager de cette étreinte mais ne put pas. Elle avait été piégé ce sur quoi, elle n’arrivait pas à mettre un nom. Il l’embrassa la jeune dame aussi langoureusement qu’il pouvait, la souleva et la posa sur lit. Là, il se chargea de parcourir chaque centimètre de son corps qui sentait la lavande. Elle était belle à croquer et était toute à lui. Tout doucement, il passait sa main dans sa longue chevelure, puis au fur et à mesure descendait jusque dans le bas de son dos. Un bisou par ci, un suçon par-là, Miranda s’agrippa à lui et pris les devants de la chose. Elle savait très bien ce qu’elle faisait, mieux elle avait pour objectif de le marquer d’une empreinte indélébile et elle s’y appliquait. Avec soin qu’il ne m’y pas de temps à se dresser tel un coq sur ses ergots. Miranda savait toucher cet homme, là où il le fallait et il vibrait de tous ses membres. L’un dans l’autre, l’un sur l’autre, l’un à côté de l’autre, les deux amants s’aimèrent jusqu’au bout de la nuit. Puis, ils s’endormirent, après avoir inauguré toutes les parties de la pièce après cette nuit torride.

Le lendemain, de bonne heure, Miranda écrit sur un bout de papier

    • « Pas mal »

Et s’en alla.

À son réveil, Rodrigue trouva le mot. Il le répéta plusieurs fois et n’en croyait pas ses yeux. Pour tout ce qu’il avait fourni comme énergie, tout ce qu’elle trouvait à dire c’était pas mal. Il la chercha toute la journée et le lendemain, en vain.

Lorsqu’on frappa à sa porte, il se précipita pour ouvrir. C’était un homme qui se tenait là sur le pas de la porte.

  • Que puis-je pour vous ?
  • Je suis le collègue à Miranda, je viens terminer le travail.
  • Et où est Miranda ?
  • Ah, Miranda ? Son séjour est terminé, elle est rentrée il y’a de cela deux jours. Rodrigue se tint la tête entre les mains. Elle était partie, envolée, volatilisée. Il ne voulait pas croire ce qui se passait, mais c’était vrai, elle était réellement partie. Sans un mot, sans un au-revoir. Mais juste un pas mal.

La compétition était maintenant terminée, il devait rentrait dans le pays où il officiait. Sa valise à la main, il fixait le lit en se rappelant cette nuit inoubliable qu’il y avait passé avec Miranda.

  • Où est-elle ? Que fait-elle en ce moment ? La reverrai-je un jour ? Une vague d’émotion l’envahit. Il secoua la tête et referma la porte derrière lui.


FIN !

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