Voyage avec Elda

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  • Posted by: FELINE

ENTRE AMOUR ET INTERDIT (suite et fin)

Amah, après avoir répondu au baiser, repoussa gentiment Fabrice qui s’excusa aussitôt.

  • Excuse-moi Amah, je suis désolée. J’ignore ce qui m’a pris.
  • Excusez-moi ! Amah saisit son sac et sans un mot, sortit de la maison. Durant le trajet, Amah repensait à la scène. Au fond, elle s’en voulait d’avoir laissée les choses arrivées à ce stade. Elle ne pouvait lui en vouloir parce qu’elle avait elle-même prêter le flanc. Qu’allait-elle faire maintenant ? Se demandait-elle. C’était là un de ses plus gros clients, elle ne pouvait pas l’annuler après tant de travail abattu.

Elle rentra un peu tôt et alla aussitôt en chambre, prendre une douche et se mettre au lit. Heureusement pour elle, son mari était en mission pour quelques jours. Quelques instants après, elle reçut un message. Il était de Fabrice.

  • (Je te présente toutes mes excuses pour l’incident de tout à l’heure. J’espère que cela ne mettra pas un terme à nos relations professionnelles. Passe une excellente nuit et encore une fois, désolé) signé Fabrice N’Guessan.

Amah ne répondit pas. Elle pensa toute la nuit. Puis elle résolue de passer à autre chose, terminer le travail entamé et trouver des voies et moyens en vue de réunir son couple et retrouver sa joie. Choses auxquelles elle s’attela.

Elle mit les bouchées doubles au niveau de la décoration au domicile de Fabrice. Elle travaillait de façon professionnelle et garda de bons rapports amicaux avec Fabrice. Au retour du voyage de son époux, elle lui demanda une discussion en tête-à-tête car, elle voulait sauver son mariage.

  • Chéri, je voudrais te présenter toutes mes excuses pour tous les torts et offenses que je t’ai causés. Je voulais seulement travailler et être épanouie. Tout ce que je demande, c’est ton soutien et tes conseils. Tu ne sais pas à quel point tu me manques. Nos fous rires, nos complicités…tout me manque. J’ai énormément besoin de toi, j’ai envie de retrouver cet homme charmant et doux duquel je suis tombée amoureuse. Je te promets de faire des efforts et de t’écouter plus souvent. Je veux prendre soin de toi, je veux être celle vers qui tu te tournes peu importe la situation.

Pendant qu’elle parlait, des larmes coulaient le long de son visage. Puis elle mit les genoux à terre et pris les mains de son époux, et lui dit :

  • Chéri, je sais qu’avec un peu d’effort, on y arrivera. Je suis prête à essayer de nouveau et toi ?

Face à ces paroles, son mari éclata en sanglots, la fit lever et l’enlaça de toutes ses forces.
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  • Je suis prêt à faire tout ce qu’il faut pour sauver notre couple. Je t’aime ma chérie.

Depuis ce jour, chacun à son niveau, essayait de traiter l’autre au mieux. Pour les aider, Amah les avait inscrits à une thérapie de couple. Ils faisaient des activités de couples qui les rapprochaient encore plus son époux et elle. Un soir, Amah et son mari avaient décidé de sortir diner. Amah arborait une longue robe rouge dos ouvert avec une fente au niveau de la jambe, les cheveux au vent, un rouge à lèvres rouge une pochette noir, des escarpins noirs et un regard de braise que soulignait son eyeliner. Son mari était en smoking noir et blanc.

Quand elle descendit l’escalier de la chambre pour le rejoindre, il l’a regardait la bouche ouverte :

  • Que vous êtes ravissante, Madame Yao.
  • Merci Monsieur Yao, lui répondit-elle le sourire aux lèvres, en lui tendant la main.

Ils arrivèrent au restaurant de l’hôtel Ivoire peu après 21H. Pendant qu’ils dégustaient du champagne en discutant, Amah reconnu une odeur de parfum familière, lorsqu’elle leva les yeux, elle vit Fabrice qui approchait. Amah avala sa salive d’un coup.

  • Que vient-il faire là ? se demandait-elle intérieurement.
  • Bonsoir Madame Yao, ravi de vous revoir. Vous très en beauté ce soir.
  • Bonsoir Monsieur N’Guessan, merci du compliment. Je vous présente mon époux, Monsieur Yao. A son mari, elle dit, Chéri, c’est un de mes clients pour qui j’ai eu à décorer la propriété.
  • Enchanté de faire votre connaissance, Monsieur Yao.
  • Plaisir partagé, Monsieur N’Guessan.

Amah était gênée de la conversation qui semblait s’éterniser. Elle ne pouvait cacher son angoisse. Elle voulait qu’il s’en aille, mais lui parlait encore et encore. Puis quand il vu la mine défaite d’Amah, il comprit et pris congé du couple.

  • Chérie, tout va bien ? lui demanda son époux.
  • Oui, oui, répondit-elle.

Fabrice ne pouvait s’empêcher de regarder Amah. Jusqu’à ce le couple finisse son diner et rentre. Sur le chemin, il y avait comme un malaise entre les deux. Personne n’osait entamer la discussion. Jusqu’au moment où Monsieur Yao décida de briser le silence.

  • Il ne cessait de te fixer du regard, c’était comment son nom, déjà ?
  • Fabrice N’Guessan. Ah bon ? Je n’avais pas remarqué.

Son mari sourit et continua de conduire. Il était décidé à tirer cette affaire au clair. Le samedi matin lorsque sa femme sortit, il se saisit de son agenda dans lequel elle notait toutes les adresses de ses clients et enregistra le numéro et l’adresse de Fabrice. Puis, dans la soirée, il lui rendit une petite visite surprise. Fabrice le reçut, lui offrit à boire et pendant qu’ils discutaient, monsieur Yao lui a fait comprendre le but de sa visite.

  • Je vais faire court. J’aime ma femme et je vous demanderez s-il-vous-plaît de vous en éloigner. J’ignore ce qui s’est passé entre vous et cela m’importe peu. J’ai seulement vu comment vous la déshabilliez du regard, hier. Alors, je tiens à vous dire qu’elle a déjà un homme et cet homme c’est moi, merci de garder vos distances.
  • Je vais faire court. J’aime ma femme et je vous demanderez s-il-vous-plaît de vous en éloigner. J’ignore ce qui s’est passé entre vous et cela m’importe peu. J’ai seulement vu comment vous la déshabilliez du regard, hier. Alors, je tiens à vous dire qu’elle a déjà un homme et cet homme c’est moi, merci de garder vos distances.Je reconnais que votre femme ne m’est pas indifférente. Si je m’éloigne d’elle, ce n’est pas à cause de vous mais je le fais pour elle. Parce qu’elle me l’a demandé. Je vous préviens, c’est un trésor que vous avez là et si vous ne savez pas en prendre soin, la prochaine fois que je vois une seule larme s’échapper de ses yeux. Je me ferai le plaisir de vous la prendre car vous ne la méritez pas. Je suis amoureux de votre femme. Je sais que cet amour est impossible parce qu’elle vous aime éperdument. Mais sachez que la balance peut pencher un jour. Alors, vous aussi, pensez-y !

Les deux hommes se fixaient un bon moment. Monsieur Yao avait compris que Fabrice était un concurrent de taille qu’il lui ravirait son épouse dès que l’occasion se présentera. Après leur échange qui s’est terminé en queue de poisson, Monsieur Yao quitta Fabrice dont la sérénité l’avait troublé. Fabrice avait tiré la sonnette d’alarme chez le mari d’Amah qui n’était visiblement pas serein. Monsieur Yao bouillait de rage et oublia toutes les résolutions qu’il avait prises. De retour à la maison, il fit une scène de jalousie à sa femme qui n’y comprenait rien.

  • Chéri que se passe-t-il ?
  • Arrête de faire celle qui ne sait rien. Je viens de chez ton cher Fabrice et il m’a tout raconté. Mes clients, mes clients. Tu t’envoies en l’air avec tous tes clients je suppose ? Tu me déçois énormément. Moi qui croyait avoir une femme pieuse et vertueuse, je m’aperçois que je suis très loin du compte. Ecoutes-moi, très bien, je n’ai pas besoin d’une femme de ce genre à mes côtés. Il claqua la porte de la chambre et sortit.

Amah fondit en larmes.

  • Qu’ai-je pu faire au bon Dieu pour mériter ce sort. Elle fit ses affaires, prit une valise, son passeport, embrassa ses enfants et partit pour l’aéroport. Elle avait sa sœur, Anny, qui travaillait au Maroc chez qui elle allait se reposer pendant ses congés.
  • Allô maman, tu peux passer de temps en temps à la maison, t’occuper de mes enfants ? Je pars au Maroc pour quelques temps.
  • S’il te plaît maman, ne pose pas de question.
  • Ok ! Je passerai voir les enfants.
  • Merci maman.

Amah s’envola pour le Maroc où elle restera des mois. Son mari avait entamé la procédure de divorce qu’elle ne prit pas bien. Elle avait même perdu quelques kilos. Et sa sœur prenait le soin de l’aider à oublier tout ça. Lorsque le divorce fut prononcé, Amah obtenu la garde partagée des enfants qui la rejoignirent pendant les vacances scolaires. Après son divorce, elle s’installa définitivement au Maroc où elle avait eu un poste d’architecte d’intérieur. Elle était épanouit et reprenait goût à la vie.
Cela faisait maintenant deux ans qu’elle s’était installée au Maroc et tout allait pour le mieux. Un jour, pendant qu’elle faisait les courses pour organiser une fête d’anniversaire surprise à sa sœur, quelqu’un l’interpella…

    • Amah, Amah

Lorsqu’elle se retourna, elle vit Fabrice planté derrière elle.

    • Fabrice ? dit-elle étonnée. Mais que fais-tu ici ?

Il ne put s’empêcher de la prendre dans ses bras, tellement il était heureux.

    • Viens assieds-toi là et donne-moi de tes nouvelles. Je t’ai cherché pendant longtemps mais en vain.

Elle s’assit à ses côtés et lui raconta tout depuis le début.
Il était furieux. Amah le rassura que tout allait bien maintenant et qu’il ne devait pas s’en faire.

  • Et toi que raconte-tu de beau ?
  • Je suis ici sur invitation de mon ami qui organise l’anniversaire surprise de sa femme. Il m’a demandé de venir pour tenir compagnie à sa belle-sœur qui serait aussi présente.
  • Je suis ici sur invitation de mon ami qui organise l’anniversaire surprise de sa femme. Il m’a demandé de venir pour tenir compagnie à sa belle-sœur qui serait aussi présente.Ah c’est super ! Moi aussi, je suis en train de faire les emplettes pour l’anniversaire de ma sœur c’est pour ce samedi soir. Quand tu finiras ton anniversaire, fais-y un tour. Elle lui remit l’adresse, ils échangèrent les numéros et se séparèrent.

Le samedi soir arriva. Fabrice était vêtu d’une chemise manche longue blanche, un pantalon dockers noir, une chaussure en daim noire, les cheveux soigneusement coupés, il sentait divinement bon toujours avec son élégance légendaire et son sourire de séducteur.

Que ne fut leur surprise quand Fabrice fit son entrée. C’était la même adresse et la femme de son ami dont il parlait, c’était Anny, la sœur d’Amah. Ils firent les présentations. Fabrice et Amah passèrent toute la soirée ensemble, puis se mirent au balcon. Fabrice se rapprocha de Amah, la prit par la hanche, la mise plus près de lui et lui vola un baiser, lorsqu’elle voulait se retirer, il emporta dans une longue étreinte.

-Cette fois, lui chuchota-t-il à l’oreille, je ne te laisserai pas t’en aller. Il la serra encore plus fort dans ses bras en lui posant un doux baiser dans le cou…


FIN !

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