Petits métiers, business juteux

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  • Posted by: FELINE

Devenir autonome grâce à la vente d’attiéké ? C’est possible !

« Ma chérie il y’a attiéké, il faut voir pour moi, c’est petit grain, viens goûter, tu ne vas pas regretter », tels sont les propos auxquels l’on a droit dès que l’on se retrouve face aux vendeuses d’attiéké dans les différents marchés de la ville d’Abidjan. Fait à base de semoules de manioc, l’attiéké fait partie des plats les plus prisés des ivoiriens. Conservé dans des emballages plastiques, son coût varie entre 100f et 500f Cfa, le sachet. La vente d’attiéké est une activité rentable nous font savoir les vendeuses. Intrépide, prête à vanter sa marchandise, Anoma Annick pratique cette activité depuis neuf années. Nous l’avons rencontrée en pleine activité au marché Cocovico de Cocody-Angré. Au nombre de sa clientèle, figurent des tenanciers de restaurants de nuits pour les menus du soir faits d’attiéké, poulet et /ou de poisson, et des particuliers.

De la confiance et pas de moyens financiers

Contrairement, à certains commerces qui nécessitent beaucoup de moyens financiers, l’on n’a pas forcement besoin de fond de commerce. Selon Annick Anoma, il suffit juste de se rendre à Abobo-Baoulé ou Aboboté,(quartiers de la commune d’Abobo) ou la majorité des jeunes filles comme elles vont se ravitailler. Elles prennent de l’attiéké avec les grossistes, le vendent et retournent rendre le dû. C’est une activité basée sur la confiance entre la revendeuse et le grossiste, nous dit-elle. Un moyen qui selon notre interlocutrice, apparait comme une excellente opportunité pour la jeune fille d’entreprendre lorsque cette dernière n’a rien pour démarrer une activité.

Comme tout business, il existe des difficultés

Se réveiller à 4heures du matin pour avoir de l’attiéké de qualité en vue de satisfaire la clientèle, lutter souvent jusqu’à renverser l’attiéké et manquer d’avoir la recette quotidienne font partie des difficultés rencontrées par la jeune dame. Aussi, lorsqu’elle n’arrive pas à vendre la totalité de la marchandise, il faut réchauffer l’attiéké le lendemain et le revendre, chose que les clients n’aiment pas. Il arrive aussi que certains clients paient l’attiéké et après l’achat le retournent réclamant leur argent. Une situation qui contrarie la vendeuse et entraine des querelles. Savoir gagner la confiance de la clientèle et arriver à la fidéliser, voila le lot de problèmes auxquels sont confrontées les vendeuses au quotidien. Mais avec le courage, la persévérance, comme armes, Annick Anoma déclare que c’est possible d’y arriver.

La vente d’attiéké, moyen d’autonomisation financière de la jeune fille

En général, Annick gagne entre 3000 et 5 000 F Cfa par jour. Pendant les périodes de fêtes, les revenus augmentent car l’attiéké est un accompagnement incontournable pour les repas de fêtes. En vendant l’attiéké, une fille peut être autonome financièrement, surtout avec ce qu’elle gagne, elle peut se prendre en charge et s’assumer en tant que femme.

Des projets en perspective…

Annick Anoma dit vendre l’attiéké afin d’économiser et présenter des concours. Une fois passé ce cap, elle envisagera d’autres projets d’affaires. « Mais en attendant la vente de l’attiéké fait mon affaire », affirme avec une attitude positive, notre interlocutrice.

Marina KONAN

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