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  • Posted by: FELINE

INTERVIEW de Madame TEKY Grâce Divine

«Divine Styles, l’excellence est ma marque de fabrique»

Impossible de n’avoir jamais vu une de ses vidéos sur les réseaux sociaux. Elle danse, partage sa bonne humeur en présentant ses vêtements, une forme de marketing propre à elle qu’elle a su imposer dans le paysage de la vente de vêtement en Côte d’Ivoire. Si elle a été critiquée sévèrement au départ, Mme TEKY Grâce Divine est devenue une inspiration pour plusieurs. Femme de conviction, de challenge et d’abnégation, Madame TEKY Grâce Divine en plus de sa célèbre boutique et marque Divine Styles a à son actif, une société immobilière, un garage, un restaurant, un parc auto… Féline a été à la rencontre de cette lionne hors pair qui se bat autant pour sa famille que pour ses entreprises !

1) Quel est le nom à l’état civil de la boss de Divines styles?

Mon nom à l’état civil est Mme TEKY Grâce Divine. Epouse et mère de trois (3) filles.

2) Quel est votre plus grande qualité et votre pire défaut ?

Ma plus grande qualité je pense est l’amour du travail, j’aime me concentrer sur mes objectifs car les atteindre pour moi est une priorité. En ce qui concerne mon pire défaut je dirai que c’est l’impatience. Pour moi tout doit être fait là maintenant et tout de suite.

3) Comment vous est venu le nom de votre boutique ?

Comme vous avez pu le constater le nom de la boutique est mon prénom, en plus du fait d’être chrétienne Divine (parlant de divinité) m’a inspiré c’est donc du 2en1 (mon prénom et la divinité) et Styles pour tout ce qui est vêtement, mode…. Je tiens à préciser que Divine Styles n’est pas qu’une boutique mais également une marque.

4) Qu’est ce qui singularise Divines styles ?

La singularité de Divine Styles est la qualité, l’excellence est ma marque de fabrique. Elle met en valeur les femmes qui se sentent complexées, leur donne d’avoir confiance en elles et de s’affirmer. Pour ouvrir une parenthèse très bientôt nous aurons les tenues hommes et enfants.

5) Vous avez révolutionné la vente des articles via les réseaux sociaux par la présentation de vos vêtements de manière dansante. D’où vous est venue cette innovation ?

Il y’a quelques années avant cela où je ne faisais que des photos. Dans le temps ça marchait bien et j’avais quand même assez de clientes mais il fut un temps où j’ai failli fermer. Je n’avais plus d’audience, mes activités avaient commencé à prendre un coup et étant en quête de solutions je suis tombée sur une vidéo d’une femme vivant aux Etats Unie, qui présentait des chaussures qu’elle commercialisait tout en dansant. Cette scène m’a inspiré et je me suis dit pourquoi ne pas faire comme elle dans le but de présenter mes tenuesous une autre forme afin d’attirer une fois de plus la clientèle en grand nombre ; voici d’où m’est venue cette innovation. Il m’a fallu plusieurs mois de réflexion avant. l’adoption de cette idée vu que j’avais honte, cette pratique n’existait pas sous nos cieux. Dans les débuts j’ai tout en entendu, les critiques comme quoi je suis vieille et je me comporte de la sorte, je suis ridicule, je n’ai pas honte, qu’est-ce que je fou comme ça ? et pleins d’autres choses surtout que je ne sais pas danser. Au fil du temps avec détermination et surtout l’encouragement de mon époux qui lui-même par moment me faisait parvenir des sons qu’il trouvait bon pour mes vidéos les choses ont commencé à se rependre et intéresser plus d’un.

6) Hormis Divines styles, vous entreprenez également dans l’immobilier, comment arrivez-vous à gérer toutes vos entreprises ?

En fait je ne suis pas seulement que dans la vente de tenue et dans l’immobilier. Je suis en plus dans la vente de véhicule importé neuf comme d’occasion, j’ai un restaurant, un garage auto enfin plusieurs entreprises à la fois. Pour revenir à votre question que je trouve pertinente et que j’apprécie il faut noter que ce n’est pas évident mais pas impossible, pour ce fait j’ai responsabilisé plusieurs gérants dans chacune de mes activités qui me rendent compte de tout à tout moment et en fonction de mon travail et mon emploi du temps je m’organise de sorte à visiter chaque jour une de mes entreprises. C’est juste une question d’organisation, j’ai même un groupe WhatsApp pour chacune de mes entreprises sur lequel on se fait le point constamment.

7) Votre vie entrepreneuriale empiète t’elle sur votre vie familiale ? Et quels conseils donnez-vous à ces femmes entrepreneures qui n’arrivent pas à gérer efficacement le travail et la vie de couple ?

Oui ça arrive. Il y’a des moments où je suis trop prise par le travail à tel point que je rentre tardivement à la maison. Mais une chose est que j’ai conscience qu’en plus de mon travail ma vie de famille est importante donc j’essaie de faire la part des choses je ne cesse de me répéter que je dois m’occuper de ma famille en plus de mon travail. Je consacre mes week-ends à ma famille, en semaine je ne rentre pas tout le temps tardivement et la communication qui existe entre mon époux et moi fait qu’il me comprend. Au passage l’un des avantages est que je suis chef d’entreprise ce qui est un grand bénéfice pour moi, je gère moi-même mon temps ce qui fait qu’il existe des périodes durant lesquelles je décide de ne pas travailler et de consacrer ce temps-là à ma famille.

Ce que je peux dire aux femmes entrepreneures c’est qu’elles sachent faire la part des choses car il faut qu’elles comprennent qu’autant le travail est important autant la famille est importante. Il faut qu’elles sachent en fonction de leurs activités comment gérer leur temps, beaucoup communiquer avec leurs conjoints et leurs enfants, être présente pour leurs études et s’impliquer dans leurs éducations, être active pour la maison etc…

8) Votre premier investissement s’élevait à combien ?

Je n’ai pas eu recours à de l’argent pour débuter mon activité. On dit entreprendre lorsqu’on n’a pas d’argent pour commencer mais quand le besoin financier ne se pose pas à mon humble avis c’est plutôt un investissement.Ma première entreprise fut le garage. Dans le temps je côtoyais un homme qui exerçait dans ce secteur d’activité avec qui j’ai travaillé pendant 3 ou 4 mois, j’ai donc appris à cerner l’activité du mieux que je pouvais auprès de lui. Pour info j’avais débuté les cours de transport aérien (IATA) mais par faute de moyen j’étais obligé d’arrêter. N’étant pas bien rémunérée j’ai donc décidé de me lancer dans mon propre business, je n’avais aucun moyen juste une petite expérience dans le domaine du garage j’ai décidé d’aller voir les entreprises et les fournisseurs qui me connaissaient déjà par le biais de mon ancien employeur. Mais avant tout et pour mieux fonctionner j’ai commencé par faire mon registre de commerce ainsi que tout document qui me permettrai d’exercer librement. C’est donc avec ma mère que j’ai emprunté 10.000fr puisque c’était le prix du registre dans le temps. Tout doucement j’ai commencé à faire mes courriers, me rendre au Plateau dans l’optique de prospecter. Comme les fournisseurs me connaissaient je prenais les pièces avec eux que je revendais après quoi je les payais, petit à petit jusqu’à ce que je sois à même de payer sur le champ. 

9) Comment appréhendez-vous l’échec et quels sont vos astuces pour perdurer dans l’entrepreneuriat ?

En entrepreneuriat pour moi l’échec n’existe pas. On peut traverser des moments difficiles, on peut également trébucher et tomber mais à mon sens tout ceci n’est point synonyme de l’échec mais plutôt des leçons ou encore des expériences. Ces différents faits nous servent au fil du temps c’est très important de comprendre les choses de cette manière. Une personne qui a débuté son activité sans passer par ces épreuves est sur le point d’échouer tandis que lorsqu’on se cogne la tête dès le départ cela nous recadre, nous redirige, nous permet d’analyser et nous rend meilleur dans notre fonctionnement et cela ne peut être appelé échec. Pour ce qui est de perdurer je conseillerai la persévérance car une personne qui souhaite avoir des millions et des milliards dès le démarrage de son activité se met le doigt dans l’œil. L’entrepreneuriat est difficile. Si une tierce personne veut entreprendre pour régler ses problèmes alors qu’elle sache qu’elle est en train de s’en créer d’autres. Il faut également avoir l’amour du métier, bien faire ses tâches, il faut être passionné, toujours chercher des stratégies en fonction du domaine précis, se ressourcer, s’informer quotidiennement afin de s’améliorer et faire mieux que la concurrence et surtout rester professionnel. Toutes ces aptitudes nous permettent malgré la difficulté de pouvoir tenir et nous en sortir.

10) Nous sommes dans le mois de l’amour, en tant que féline comment conceptualisez-vous l’amour ?

Une féline est certes une femme de caractère mais en réalité elle n’est pas dure comme fer, elle n’est pas sans amour. L’amour c’est vital, c’est penser aux autres, c’est vivre pour les autres, c’est prendre soin des autres et moi dans mon cas bien vrai que je montre une apparence de lionne mais dans le cœur de la lionne ce n’est que de l’amour. La lionne c’est elle qui défend les siens, elle en prend soin, on ne peut pas vivre sans aimer et sans être aimé, j’aime mon époux et mes enfants, j’aime ma famille. Nous allons profiter de ce mois à fond. Je demande donc aux autres félines de ne point se fermer à l’amour peu importe le type de déception qu’elles ont pu connaître, l’amour existe bel et bien.

11. Quelles sont vos résolutions pour l’année 2021 ? et quels souhaits pour les félines d’ici et d’ailleurs ?

Des résolutions j’en ai tellement ! Je me suis donné tant d’objectifs à atteindre je pourrai que vous citer quelques-uns. Dans le but de m’étendre j’ai ouvert mon site e-commerce car j’ai compris que vingt-deux millions (22.000.000) d’habitants ne peuvent nous permettre d’être riche alors faut s’ouvrir au monde d’où le site internet pour attirer vers moi plus de clients. Je compte vendre avec Amazone, ouvrir si Dieu le permet une boutique à l’extérieur, me pencher sur la vente de tenue homme et enfant etc… Mon souhait est que les félines d’ici et d’ailleurs prospèrent à tout égard, qu’elles soient en bonne santé, qu’elles demeurent dans la persévérance, la constance… Elles sont déjà des félines elles sont donc des femmes fortes déterminées, battantes, courageuses alors je peux que leur souhaiter le meilleur.

12. Vous vous assimilez à laquelle des félines (Jaguar, tigresse, guépard…) ?

Je suis une lionne. La lionne est celle-là qui arrache, elle entre et elle prend, celle qui n’a pas peur d’oser, qui n’a pas peur de se défendre, qui n’a pas peur de l’obstacle. Ces différents caractères de la lionne me caractérisent, je suis une battante, une fonceuse, je ne crains rien peu importe ce que me présente la réalité comme crainte je ne l’accepte pas parce qu’à partir du moment où j’accepte cette réalité je baisse les bras. Je ne tiens non plus pas compte de l’environnement extérieur avant de m’engager, je me dis tout le temps que si d’autres réussissent dans ça c’est que moi également je le peux alors je m’arme de courage et de positivité. Il arrive par moment que la lionne soit blessée ou qu’elle tombe mais elle ne dure pas dans cette situation, elle se relève d’aussitôt et continu son combat. Je suis donc une lionne

Loraine Nadré

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