Voyage avec Elda

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  • Posted by: FELINE

Entre amour et interdit !

Son époux étendu sur le sofa, l’attendait, pas très content.

  • Bonsoir chéri. Dit Amah à son époux
  • Bonsoir chérie. Ça commence à bien faire, ses heures tardives de rentrer à la maison.
  • Je t’ai prévenu de mon retard.
  • Bien entendu. Mais ça fait trois jours de suite que tu rentres à cette heure. Tu n’es pas là quand je rentre du travail. Je mange seul. Tu n’es pas là pour border les enfants. J’aimerais que tu rentres plus tôt désormais.
  • Tu sais, je suis fatiguée. Je n’ai pas envie de me disputer avec toi. Excuse-moi. Amah s’en alla voir les enfants, prendre une douche et se mettre au lit. Cette nuit-là, Amah ne ferma pas l’œil. Elle repensa à l’attitude de son mari, ces derniers temps. Il n’était plus l’homme aimant, attentionné et compréhensif qu’elle avait épousé. Il était grincheux, à fleur de peau et palabreur.

Cette attitude, il a eu depuis qu’elle a décidé de reprendre le travail, d’entreprendre et d’être financièrement autonome. Il faut dire que, Amah avait arrêté sa brillante carrière d’avocate à la naissance de son premier enfant, puis du second car, elle voulait être présente pour ses amours. Depuis, elle s’était muée en femme au foyer, au grand bonheur de son mari. Maintenant que ses enfants avaient grandi, Amah avait décidé de travailler de nouveau. Ce qui n’était pas du goût de son mari et cela, il le lui avait fait comprendre dès le début. Malgré son refus, Amah décida de se lancer. Elle s’est dit que s’il la voyait réussir, il l’encouragerait. Mais les jours passaient et la situation devenait plus tendue à la maison.

Pour éviter de faire fâcher son mari, Amah décida de rester à la maison le lendemain, de s’occuper de la maison, de son mari et de ses enfants. Elle avait cuisiné le repas préféré de son mari. S’était mise sur son 31 et l’attendait impatiemment. Mais c’était mal compté sur la collaboration de son mari. Il rentra tardivement. Amah ne fit pas d’esclandre, elle prit ses affaires, les rangea, lui demanda les nouvelles. Pendant, que sa femme l’attendait pour diner après qu’il ait pris sa douche. Son époux alla se coucher.

  • Chéri, chéri, viens qu’on mange stp.
  • Désolé, j’ai déjà mangé.
  • Fais-moi plaisir, stp j’ai fait ton repas préféré.
  • J’ai sommeil, tu permets ? lui dit
  • Excuse-moi, je ne voulais pas déranger.

Elle alla tout ranger et le rejoignit sur le lit.

Les jours passaient et se ressemblaient dans le foyer d’Amah. Elle pouvait compter sur ses enfants et sur son travail pour lui donner de la joie. En effet, Amah s’était reconverti en architecte d’intérieur et elle adorait cela. Ses journées, elle les passait à faire des visites chez des clients. Son meilleur allié était le bouche-à-oreille et elle s’était fait une belle clientèle grâce à ça.

Ce jour-là, Amah attendait un gros client qu’elle avait eu par le biais d’une cliente satisfaite. Cela faisait maintenant 15 min qu’elle attendait à la terrasse d’un café. Vêtue d’un pantalon tissu noir, d’une chemise en soie blanche, d’escarpins noirs avec un beau sac à main blanc. Les cheveux en chignon, un léger maquillage nude. Elle sentait bon, la fleur de lys. Elle commençait à angoisser lorsque quelqu’un se présenta à elle.

  • Bonjour Madame, je me présente, je suis Fabrice N’Guessan …désolé de vous avoir fait attendre.
  • Amah Yao. Ne vous en fait pas. L’essentiel est que vous soyez là.
  • Vous avez tout à fait raison, Madame. Voici les plans de la maison, dites-moi ce que vous en pensez et comment la décorer.

Aussitôt, son téléphone se mit à sonner. Après quelques minutes de conversation.

  • Toutes mes excuses madame, mais je vais devoir vous fausser compagnie, on a urgemment besoin de moi au bureau pour quelques signatures. Je vous laisse tout ça, prenez votre temps. On se reverra pour en parler.

Quelques jours après, Monsieur N’Guessan l’avait recontacté pour une visite guidée de son domicile. Une somptueuse villa qu’il s’était offerte récemment dans la commune de Cocody précisément au quartier Beverly Hill. Il la voulait décorer avant noël pour que sa famille et ses amis puissent y passer le réveillon.

  • Bonjour Monsieur
  • Bonjour Madame, vous êtes ravissante dans cette tenue.
  • Merci pour le compliment.
  • Entrez, ne restez pas là. Prenez place, je vous offre quelque chose.
  • Non, ça ira pour le moment. J’aimerais, si vous le permettez, faire le tour du propriétaire.
  • Sans faute, je vous y conduis.
  • C’est une belle demeure que vous avez là.
  • Oui et j’en suis heureux
  • Je pense qu’elle sera décorée à la hauteur de vos espérances.
  • Je l’espère bien, lui dit-il.

Les jours passaient, Amah était à fond dans son travail et Fabrice avait pris expressément des congés pour superviser les travaux. Les deux travaillaient ensemble et une certaine complicité c’était installée entre eux. Amah retrouvait en lui, cet homme aimable, attentionné et drôle. Ce qu’elle avait perdu avec son mari. Pendant qu’Amah se rapprochait de Fabrice, son couple battait de l’aile et elle voyait en Fabrice, une bouée de sauvetage à laquelle elle s’accrochait.

  • Dites-moi, Madame Yao, que pensez-vous de cette couleur dans la chambre principale ?
  • Elle sera parfaite, mais avec une petite touche de…je ne vous en dirai pas plus, je vous réserve la surprise.
  • C’est super, je vous fais confiance.

Elle lui fit un sourire et retourna à ses affaires.

La fin de la journée arriva. Fabrice lui proposa de diner ensemble, ce qu’elle refusa gentiment. Amah se dépêcha de rentrer faire le diner. Ce soir-là, son mari était plus docile. Les deux passèrent une excellente soirée. Le lendemain, elle était plus heureuse et épanouie au travail. Elle fredonnait un air connu de Fabrice qui la rejoint en chantant.

  • Vous êtes toute rayonnante ce matin et votre joie semble contagieuse.
  • Oui, on peut le dire.
  • Laissez tout cela et venez me raconter ce qui me vaut cette joie.

Amah raconta à Fabrice le motif de sa joie. Il était content pour elle.

  • En tout cas, je vous préfère dans cet état. Vous êtes radieuse. Les deux étaient restés là à bavarder, grignoter qu’ils ne virent pas l’heure passée. Amah avait piqué un somme pendant qu’ils discutaient. Fabrice l’avait laissé se reposer un peu. Il était allé prendre une couverture pour la couvrir. Il la regardait dormir, lui posa un bisou sur le front et alla cuisiner quelque chose. Une heure après, Amah se leva en sursaut ;
  • Quelle heure est-il ? Mon Dieu ! Je suis foutue.
  • Calmez-vous Amah. Respirez, ça va aller.
  • Je pense qu’il comprendra.
  • Vous ne connaissez pas mon mari. J’y vais. Merci pour la soirée.

Amah fila en toute vitesse. Son mari lui fit toute une scène. Elle se coucha, toute en pleurs. Le lendemain, Amah ne savait pas d’où donner de la tête. Elle ne voulait pas aller au travail, mais il le fallait. Pour se changer les idées, Amah se concentra sur son travail. Pas très bavarde, elle affichait une mine défaite, mais mettait tout son cœur à l’ouvrage. Fabrice était absent ce jour-là. Ce n’était pas de bol pour elle. Le lendemain, Amah pris du retard ce jour-là, lorsqu’elle arriva, Fabrice avait préparé une table dans le jardin. Il l’accueillit avec un sourire et un bouquet de fleurs.

  • Tenez, c’est pour me faire pardonner.

Donnez-moi vos affaires, je vais les ranger et asseyez-vous là. Aujourd’hui, vous n’avez rien à faire. C’est votre jour de repos.

Elle s’assit, huma le bouquet, sourit. Amah décida de profiter de cette journée et d’arrêter d’être triste. Fabrice avait prévu un programme alléchant, séance de massage à domicile, piscine, déjeuné, jeux. Pour l’occasion, il s’était attaché les services d’un traiteur. La journée était superbe, Amah était détendue, ça se passait bien. Les deux riaient et papotaient comme de bons vieux amis. Fabrice adorait la compagnie d’Amah et il ne s’en cachait pas. Ils dansaient un zouk, comme s’ils étaient seuls au monde. Tous les bruits semblaient avoir disparu. Les deux flottaient presque, au son de la musique. Amah posa sa tête sur la poitrine de Fabrice qui la serra très fort dans ses bras…la musique tirait à sa fin et Fabrice profita de cet instant pour effleurer la peau d’Amah, de ses doigts. Puis, il dégagea avec légèreté son visage, la fixa dans les yeux avant de lui poser un doux baiser chaud, sur les lèvres…


A SUIVRE !

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