L'Eminente féline

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  • Posted by: FELIN COMMUNICATION

[INTERVIEW]? LOVA BLASSIRI?: « MA SOURCE D’INSPIRATION, C’EST DIEU » 

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » cet adage prend tout son sens avec cette jeune femme diplômée des établissements supérieurs, qui n’a pas hésité à tout lâcher pour se consacrer à sa passion.  Dynamique, créative et pleine d’entrain, Lova Blassiri, initiatrice du’’ Nappylocks’’, concept de promotion et de valorisation des cheveux crépus africains, s’est lancée  très jeune dans l’entrepreneuriat. Son gout prononcé du travail et son envie de diriger l’ont emmené à exporter son savoir-faire au-delà des frontières ivoiriennes. Aujourd’hui, Lova Blassiri est une chef d’entreprise avertie toujours en quête de challenges qu’elle s’applique à révéler avec brio. Son jeune âge ne freine en rien cette lourde tache qu’elle gère à son aise, mieux il est un atout pour ses nombreux projets. Découvrez chères félines, Lova Blassiri pour un voyage au cœur de l’entrepreneuriat féminin, version Lova. 

1-QUI EST LOVA BLASSIRI ?

Lova Blassiri,  est une jeune femme originaire du centre de la Côte d’Ivoire. Titulaire d’un Brevet de Technicien supérieur (BTS) et d’une formation en production audiovisuelle précisément de présentatrice télé. j’ai commencé l’entrepreneuriat étant étudiante et depuis, je fais mon petit bonhomme de chemin. J’exerçais en tant que designer pendant que je faisais ma formation de présentatrice télé à l’Istc. Petit à petit, j’ai créé la marque ‘’Wai Not’’, j’ai fait plusieurs défilés jusqu’à ce que je rencontre le crépus et que j’en tombe encore plus amoureuse. 

2 – POURQUOI AVOIR CHOISI LE CHEMIN DE L’ENTREPRENEURIAT?

Autodidacte et curieuse, je m’adapte facilement et quel que soit le domaine dans lequel on me met. J’arrive à apprendre rapidement et apporter des idées nouvelles. Je me suis lancée dans l’entrepreneuriat parce que je voulais me prendre en charge. Je refusais d’être à la solde d’une entreprise. Je me suis dit pourquoi ne pas diriger moi-même et la voie qui s’offrait à moi était bien évidemment, celle de l’entrepreneuriat. 

 

 3-VOTRE PREMIÈRE AVENTURE DANS L’ENTREPREUNARIAT N’A PAS ÉTÉ UN FRANC SUCCÈS NOTAMMENT AVEC LA MARQUE ’’ WAI NOT’’, COMMENT AVEZ-VOUS VÉCU CETTE EXPÉRIENCE?

J’ai l’habitude de dire que lorsque Dieu veut vous emmener quelque part, très souvent vous ne comprenez pas les chemins par lesquels, il vous fait passer. « Wai Not » existe toujours. Aujourd’hui je continue avec ‘’Wai not’’, qui habille mes filles.  Cette marque  continue de faire des T-shirts mais cette fois-ci en gros. Je n’ai plus le temps de faire des défilés donc tout le monde a l’impression que ‘’Wai Not’’ est mort. Ce qui n’est pas le cas. Le design me sert encore et ‘’Wai not ‘’également, dans la mesure où, ce que j’ai appris au design m’inspire  aujourd’hui dans le choix des couleurs, des mélanges de couleurs pour les dreadlocks. Mieux aujourd’hui, « Wai not » sponsorise les petites marques. 

 

4- D’OU EST VENUE L’IDÉE DU CONCEPT DE « NAPPYLOCKS »?

Je n’avais rien prévu en ce qui concerne « Nappylocks » au départ. Je n’ai jamais appris à tresser. J’ai commencé par m’auto-coiffer vu que le concept était neuf, personne ne voulait le faire. Lorsque je me rendais dans les salons, on me conseillait de me défriser les cheveux, chose que je refusais. Ne trouvant personne pour me tresser, j’ai commencé à me coiffer toute seule. C’est ainsi que j’ai réussi à faire ma première coiffure que j’ai posté sur les réseaux sociaux. Les gens ont apprécié et me demandaient s’ils pouvaient venir se faire tresser chez moi et combien cela coutait. J’ai répondu que c’était gratuit et qu’ils pouvaient venir se faire tresser sans problème. Quand je me suis rendue compte de l’ampleur que cela prenait. J’ai décidé de le professionnaliser. Je suis allée voir les différents prix du marché et je les ai adaptés. Ma formation en communication m’a été bénéfique dans la mesure où j’en ai fait usage pour me positionner. 

 

5-QUELLES ONT ÉTÉ DÈS LE DÉBUT DE CETTE AVENTURE, VOS SOURCES DE FINANCEMENTS?

J’ai démarré cette activité avec 30 000 FCFA. Cette somme je l’ai gagné après avoir tressé une cliente. J’ai utilisé cet argent pour acheter d’autres mèches et au fur et à mesure que les gens payaient pour mes services je mettais cet argent à profit. C’est ainsi que j’ai procédé jusqu’à l’obtention de mes différents salons.  

6- LOVA BLASSIRI, C’EST AUJOURD’HUI DES SALONS, INSTITUTS DE BEAUTÉ ET DES REPRÉSENTATIONS A L’INTÉRIEUR ET A EXTÉRIEURE DE LA COTE D’IVOIRE. COMMENT PARVENEZ-VOUS A GÉRER TOUT CELA AU QUOTIDIEN?

C’est compliqué mais  gérable. A deux reprises, les magasins « Nappylocks » ont dû fermer au Burkina Faso et au Togo pour des raisons de mauvaise gestion. Partant de cette expérience, j’ai commencé à former mes sœurs (Blassiri), qui ont su à leur tour, transmettre cette connaissance aux autres.  Aujourd’hui, le projet de salon à Paris est en train de prendre forme et c’est l’une de mes sœurs qui en a la charge. J’essaie de ne pas trop m’éparpiller. A Lomé, c’est  une autre de mes sœurs qui gère le salon. 

 

7-COMBIEN DE PERSONNES EMPLOYEZ-VOUS DE FAÇON DIRECTES OU INDIRECTES? 

De façon directe, un peu plus d’une trentaine de personnes. (Rires) Aucune idée pour les personnes employées indirectement. 

 

8-QUELLES SONT LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES AU QUOTIDIEN ? 

Les difficultés sont généralement liées au tempérament et aux humeurs de certains clients. Il y a des personnes avec qui, vous avez beau être sympa qui ne sont jamais satisfaites. On s’attend à gérer toute sorte d’humeur .Mes coiffeuses et moi, sommes préparées à cela donc nous arrivons à venir à bout des sautes d’humeur de certains clients.

 

9-QUELLE EST VOTRE SOURCE D’INSPIRATION ? 

Ma source d’inspiration c’est Dieu. C’est lui qui m’a positionné à ce niveau. C’est à lui que je me confie. Il faut dire que je ne m’attendais pas à ce que le projet ‘’Nappylocks’’ prenne de telles de dimensions. Et cette réussite je la lui dois. Tout ce que j’entreprends, je le confie en premier à Dieu car chaque fois que je fais quelque chose sans lui dire, le projet échoue. 

 

10-EN TERMES DE PERSPECTIVES, QUELLE LOVA BLASSIRI DANS LES CINQ PROCHAINES ANNÉES ? 

Mon souhait est que  l’institut de Paris soit une  référence et que celui des Etats-Unis soit mis en place.  Aussi, que ceux de Dakar et Lomé soient indépendants. Pour tout dire, je ne fais pas de projection, car le temps ne m’appartient pas. Il appartient à Dieu et c’est lui qui fait toutes choses. 

11-QUELS CONSEILS POUR LES JEUNES FEMMES QUI VEULENT ENTREPRENDRE ? 

Entreprendre, ce n’est pas une question d’argent. Il faut d’abord, qu’elles croient en elles, ensuite, qu’elles soient sûres d’elles et enfin qu’elles aiment ce qu’elles font. Une chose importante?: «?ne surtout pas mettre l’argent en avant?», mais prendre plaisir à ce qu’elles font. 

 

12-SI VOUS ÉTIEZ UNE FÉLINE, A LAQUELLE VOUS IDENTIFIEREZ-VOUS ? 

Une lionne avec des capacités  d’araignée, car je touche à tout. J’aime faire plusieurs choses à la fois, je suis une multitâches.  

Interview réalisée par : Marina KONAN et Tristan SAHI 

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