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  • Posted by: FELINE

SANDRINE ABOUA : « j’aime travailler dans l’ombre pour faire ressortir quelque chose de bien fait »

Avec simplicité, elle s’est prêté au jeu de questions que nous lui avons posées dans nos locaux sis à Cocody-Angré. Outre les questions liées à sa personnalité, il ressort que Sandrine Aboua, diplômée en finances et initiatrice de la marque “Mesmèches Hair » a été piquée par la fibre entrepreneuriale depuis l’enfance. La preuve, c’est son engagement à voler de ses propres ailes et son amour pour le travail bien fait qui lui ont permis de se frayer un chemin dans le milieu très concurrentiel de la coiffure.

SI VOUS DEVEZ NOUS PARLER DE VOUS EN QUELQUES MOTS, QUELS SERAIENT-ILS ?

Perfectionniste qui aime le travail bien fait, sérieuse, travailleuse.

D’OU EST VENU VOTRE INTERET POUR LA COIFFURE ?

Tout a commencé quand j’avais 17-18 ans. J’étais attirée par le domaine de la mode et de la beauté. J’ai fait du mannequinat, mais à la base ce n’est pas ce que j’ai fait comme formation. J’ai fait une formation en finance, un Master, je bossais à la bourse, en comptabilité et après l’idée m’ais venu d’entreprendre. Quand j’exerçais en tant que comptable, j’ai commencé à vendre les mèches à domicile et j’ai vu les que les gens s’y intéressaient. Aussi je voulais être indépendante, financièrement. Et je me suis dit pourquoi pas. J’ai vu que le travail de la bourse n’était pas beaucoup dynamique et je m’ennuyais. C’est ainsi que j’ai pris la décision de faire quelque chose qui me plaisait vraiment, notamment la coiffure, avec la marque « Mesmèches hair » dont le salon a ouvert ses portes officiellement depuis 2014.

POUVEZ-VOUS NOUS INDIQUER LE MONTANT MINIMAL POUR DEBUTER UNE TELLE ACTIVITE ?

Quand j’ai commencé, je n’avais pas de moyens vu que j’étais étudiante. Et j’ai eu l’idée de contacter mes connaissances pour les informer que je fais venir des mèches (brésiliennes, péruviennes, malaysiennes) avec mes propres moyens. Je leur proposais de me donner la moitié de leur argent et quand les mèches sont livrées, je récupère le reste. Après, cela dépend de ce qu’on vend. Pour mon cas, ce sont des mèches humaines qui coutent un peu chères donc, il va falloir une somme conséquente pour démarrer l’activité.

AVEZ-VOUS RENCONTRE DES SOUCIS AVEC CES MECHES IMPORTEES ?

Généralement, je me déplace deux ou trois fois dans l’année ou je fais venir les mèches par bateau ou par avion. Quand je rencontre des problèmes, je retourne ces marchandises et le fournisseur prend le soin de ramener de nouvelles mèches.

QUELLES SONT LES REALITES DU MARCHE FACE A LA RUEE DES FEMMES ENTREPRENANTES VERS CE SECTEUR ?

C’est vrai que quand je commençais en 2014, il n’y avait pas beaucoup de personnes qui vendaient des mèches. Mais au fil du temps, les gens s’y sont mis et le marché est devenu très concurrentiel d’ailleurs. Le tout, c’est de trouver quelque chose de propre à soi, quelque chose de particulier. Au niveau de « Mesmèches Hair », ce sont des perruques customisées : des collections de perruques avec des perruques comme Fée par exemple, c’est une perruque de taille courte, couleur noire ou châtain qui diffère des autres salons de coiffures.

POUR LES FETES DE FIN D’ANNEE QUE PREVOIENT « MESMECHES HAIR » DE DIFFERENT ?

Nous envisageons une nouvelle collection de perruques. Une façon d’apporter une touche d’envie de changer, de briller…

EN PARTANT DE VOTRE EXPERIENCE, QUE DIRIEZ-VOUS A TOUT NOUVEL ENTREPRENEUR ?

Avoir du courage, beaucoup de travail car, les gens pensent que quand tu te mets à ton propre compte, tu ne travailles pas beaucoup. Mais, c’est archi faux, il faut travailler plus pour atteindre ses objectifs. La persévérance et le sérieux dans le travail sont des valeurs qui fournissent forcément un travail de qualité.

COMBIEN DE PERSONNES EMPLOYEZ-VOUS ?

J’ai en ce moment, trois coiffeuses et un assistant. Des jeunes avec qui tout se passe bien, seulement il y’a des certaines clientes qui exigent que ce soit moi qui les coiffent. J’ai appris sur le tas le travail de coiffeuse, via des vidéos tutoriels, y compris les laces frontales, les colorations et confection des perruques.

OUTRE CE DOMAINE, ETES-VOUS INVESTI DANS D’AUTRES ACTIVITES ? SI OUI, LESQUELLES ?

Non pas vraiment. En fait, nous fabriquons et commercialisons une gamme de produits pour les cheveux et mèches nommée “Aloès Coco ».

POUR AVOIR ENTREPRIS DANS LE CAPILLAIRE, L’ON EST TENTE DE VOUS DEMANDER SI VOUS ETES UNE AMOUREUSE DE LA COQUETTERIE ?

Bien sûr ! Comme je l’ai dit, j’ai été mannequin. Donc tout ce qui est beauté m’intéresse.

ÊTES-VOUS DU GENRE CHEVEUX NATURELS, TRESSES OU JAMAIS SANS SA PERRUQUE ?

On va dire cheveux naturels mais jamais sans sa perruque. Rire….En fait depuis un an, j’ai les cheveux courts. Avec la tendance Nappy, je me suis dit pourquoi pas. Je vais essayer. De plus, nos cheveux naturels sont notre identité. Au quotidien, je n’ai pas beaucoup de temps pour les entretenir, du coup, je porte mes perruques.

ÊTES-VOUS SATISFAITE DE CE QUE VOUS AVEZ REALISE ET OU ASPIREZ-VOUS ARRIVER ?

Oui et non, car avec « Mesmèches Hair », il reste encore beaucoup de projets non réalisés. Pour le moment, on va dire que je suis à 5%. Mais, en même temps, quand je vois d’où je suis venue, je ressens ce sentiment de joie à mi-parcours, mais pas totalement. J’envisage installer une usine de perruques faites à la machine. Ce qu’il faut savoir, c’est que les perruques qu’on fait, en ce moment, sont confectionnées à la main, et elles durent moins longtemps que celles réalisées à la machine. C’est un moyen de produire en quantité et en qualité les perruques. Aussi, je veux faire connaitre la marque « Mesmèches Hair » à travers toute la sous-région. En plus, développer la gamme de produits naturels pour l’entretien des cheveux et des produits naturels « Aloès Coco ».

QUELLE FELINE INCARNEZ-VOUS ? POURQUOI ?

Le Guépard, discret mais efficace. En plus, j’aime travailler dans l’ombre pour faire ressortir quelque chose de bien fait.

Marina KONAN